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24 heures dans la peau d’une femme hypersensible qui a tout le temps mal au ventre

  • Photo du rédacteur: Marion Naturo
    Marion Naturo
  • 1 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Il y a des douleurs qu’on n’explique pas vraiment.

Des douleurs que personne ne voit, mais qui prennent toute la place.

Des douleurs qui rythment toute une journée… les pensées, les choix, les gestes.


Quand on est hypersensible, ce n’est pas un “mal au ventre”, c’est un ventre qui parle tout le temps, qui réagit à tout, qui capte tout avant même que la tête comprenne.


Aujourd’hui, j’ai voulu écrire cet article comme un miroir.

Pour que tu puisses te reconnaître, pour que tu sentes que tu n’es pas seule, et pour t’expliquer aussi pourquoi ton ventre réagit si fort — et ce que tu peux commencer à comprendre de lui.


6h30 — Le réveil du ventre… avant celui de la tête

À peine les yeux ouverts, le corps est déjà en alerte.

La fatigue est là, la lourdeur aussi, et cette sensation familière : “Faut que j’aille aux toilettes.”

Quand on est hypersensible, le ventre n’attend pas, il réagit, aux émotions de la veille, au sommeil perturbé, au système nerveux déjà activé.

Ce n’est pas “dans ta tête”.

C’est dans ton système nerveux, qui travaille dix fois plus que celui des autres.


7h02 — Déjeuner ou courir aux toilettes ?

C’est fou comme l’hypersensibilité transforme le moindre geste banal en dilemme existentiel.

“Est-ce que j’ai le temps de manger ? Va falloir que je retourne aux WC ? Est-ce que je mange au travail ? Je sais pas. Je prends un paquet de biscuits.”

Quand ton ventre est imprévisible, tout devient calcul.

La sécurité prime, tu cherches le choix qui fera “le moins mal”.

Ce n’est pas de la faiblesse, c’est une stratégie de survie.


7h48 — Dans la voiture, la petite angoisse de l’imprévu

Arriver au travail, c’est analyser, vérifier, anticiper.

“Est-ce que j’ai mon Spasfon ? Est-ce qu’il m’en reste ? Est-ce qu’il est dans mon sac ?”

Le ventre d’une hypersensible n’aime pas les surprises, il veut se sentir en sécurité.


8h12 — Le sourire automatique

Sophie demande : “Ça va ?”

Tu réponds oui. Parce que tu ne veux pas déranger.

Parce que tu as l’impression d’être déjà “trop”, et pourtant, la douleur serre plus fort.

Les hypersensibles somatisent énormément, surtout au niveau digestif :

le stress → le diaphragme se tend → le transit se dérègle → la douleur augmente.

Et tout ça arrive bien avant que tu te dises : “Je suis stressée.”


9h29 — La réunion, la pire épreuve

Tu t’assois près de la porte, pour pouvoir sortir, juste au cas où.

Personne ne remarque, mais pour toi, tout est calculé.

Quand le système digestif est sensible, l’idée d’être “coincée” dans une salle suffit à déclencher une crampe.

Ton corps ne te met pas des bâtons dans les roues : il cherche juste une issue.


12h00 — Le riz comme bouée de sauvetage

“Le riz, au moins, ça va pas me faire mal.”

Tu veux faire bien.

Tu veux éviter de réveiller la douleur, mais il y a de la sauce..

Tant pis, tu as trop faim.

Pour beaucoup de femmes hypersensibles, la digestion est un terrain fragile :

  • transit rapide ou bloqué

  • hypersensibilité viscérale

  • spasmes

  • intestins hyper réactifs

  • liens directs avec les émotions


Ce n’est pas un caprice.


15h18 — La bouillotte en douce

Tu joues la carte du café… pour aller réchauffer ta bouillotte à l’abri des regards.

Tu croises Louise, elle t’a vue, elle n’a rien dit, mais tu as senti son jugement.

Les hypersensibles ressentent les attitudes, les micro-expressions, les non-dits, ton corps le capte… et ton ventre répond immédiatement.


17h01 — La fin de journée. Le soulagement. Et l’angoisse qui reprend.

Tu t’assoies dans ta voiture.

Tu souffles.

Tu détaches ton pantalon.

Et les pensées reviennent :

“C’est grave ? C’est le stress ? Pourquoi moi ?”

La boucle est là :douleur → inquiétude → tension → douleur plus forte → inquiétude encore plus forte.

Et Internet n’aide jamais.


18h23 — Le mental qui s’emballe

Tu refais toute la journée dans ta tête.

Tu cherches le coupable.

Le plat du midi ? Mais tu avais déjà mal avant. Donc c’est quoi ?

Le stress ? Mais eux aussi sont stressés et ils n’ont pas mal au ventre.

La conclusion la plus logique (pour ton cerveau sous tension) :“C’est grave.”

En réalité : Non. C’est ton corps hypersensible qui hurle qu’il en a trop porté.


20h07 — La soirée qui ne repose pas

Tu essaies de te poser.

Tu remanges du riz, encore.

Tu veux apaiser ton ventre, mais ça recommence, encore les toilettes.

L’hypersensibilité digestive est cyclique :émotion → tension → douleur → évitement → vigilance → douleur

Et plus tu luttes, plus ça reste.


23h38 — L’insomnie. Le moment où tout explose.

Tu tournes, tu changes de côté, tu soupires, ton ventre fait mal, ton mental n’en peut plus.

Tu te dis : “Demain je retourne voir le médecin.”

Ce moment-là, je le connais, et beaucoup de femmes hypersensibles le vivent en silence.


Alors… qu’est-ce qui se passe vraiment dans ton corps ?


Ce n’est pas “juste du stress”, ni “juste dans ta tête”, ni “juste digestif”.

C’est un ensemble :

  • un système nerveux plus réactif

  • un système digestif hyper sensible

  • une charge émotionnelle plus forte

  • une perception amplifiée de la douleur

  • une tendance naturelle à absorber les émotions, les ambiances, les non-dits

  • une incapacité à “ignorer” ce que les autres ignorent sans effort


Ton ventre est ton baromètre, ton messager, ton amplificateur.

Et ta souffrance est réelle.

Tu n’es pas seule. Et tu peux apaiser ton ventre.

Avec les femmes que j’accompagne, on travaille justement sur :

  • la compréhension du système digestif

  • le lien stress → ventre

  • l’alimentation de sécurité sans tomber dans la peur alimentaire

  • les rituels qui apaisent vraiment

  • la vision globale du corps, de ses systèmes, de son fonctionnement

  • la charge mentale et le mental qui s’emballe


Ton ventre n’est pas ton ennemi, il essaie juste de te parler plus fort que les autres.

Si tu veux aller plus loin, comprendre ce qui t’arrive et retrouver un quotidien plus apaisé, je serai heureuse de t’accompagner.

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