Hypersensible, neuro-atypique : et si ce dont tu avais vraiment besoin, c’était d’un cadre ?
- Marion Naturo

- 6 janv.
- 3 min de lecture

Quand on est hypersensible ou neuro-atypique, on entend souvent la même chose :« Il faut te détendre », « lâcher prise », « apprendre à te calmer ».
Comme si le problème venait d’un excès, comme s’il fallait enlever, réduire, lisser.
Et pourtant, avec le temps — et l’expérience — j’ai compris autre chose : ce qui met le plus en difficulté les personnes très sensibles, ce n’est pas leur intensité, c’est l’absence de cadre sécurisant autour de cette intensité.
Être hypersensible, ce n’est pas être “trop”
L’hypersensibilité ou la neuro-atypie ne sont pas des défauts. Ce sont des fonctionnements où :
les informations sont captées plus finement
les émotions sont ressenties plus intensément
le système nerveux est plus réactif à l’environnement
Le problème n’est donc pas ce que tu ressens, le problème, c’est quand tout arrive en même temps, sans filtre, sans rythme, sans repère.
Un peu comme vivre dans une maison sans murs ni portes : tout entre, tout le temps.
Le rôle fondamental du cadre pour le système nerveux
Le système nerveux a une fonction simple : observer ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de toi, et adapter les réponses du corps.
Quand il n’y a pas de cadre clair (horaires, rituels, temps de pause, limites), le système nerveux reste en hypervigilance.
Résultat :
fatigue mentale
difficulté à se poser
débordements émotionnels
anxiété diffuse
sensation d’être “tout le temps en alerte”
Un cadre ne sert pas à te contrôler, il sert à rassurer ton système nerveux et aussi à donner à ton organisme ce dont il a besoin, répondre à ses besoins physiologiques.
Le cadre n’est pas une prison (et c’est là qu’il y a souvent un malentendu)
Beaucoup de personnes hypersensibles rejettent l’idée de routine ou de discipline, par peur :
de s’enfermer
de perdre leur liberté
de devenir rigides ou “comme tout le monde”
Mais un cadre bien pensé, un cadre que tu crées pour toi, n’est pas rigide, il est souple, ajustable, vivant.
C’est un contenant, et quand on est très sensible, un bon contenant permet justement… plus de liberté.
Ce que le cadre m’a apporté (et pourquoi j’en parle aussi à la première personne)
Je parle de cadre parce que je l’ai expérimenté moi-même.
J’ai longtemps cru que mon agitation mentale venait d’un manque de calme, en réalité, elle venait d’un manque de repères clairs.
Mettre en place une routine m’a permis :
de savoir quand je peux réfléchir… et quand j’arrête
de réduire les stimulations en fin de journée
d’offrir à mon corps des signaux réguliers de sécurité
de nourrir mon organisme de façon en fonction de ses besoins
Ce ne sont pas des règles universelles, ce sont des ajustements adaptés à mon fonctionnement.
Le cadre comme base de la régulation émotionnelle
Quand le cadre est présent :
les émotions circulent mieux
il y a moins d’accumulation
le corps sait à quoi s’attendre
On ne cherche plus à gérer les crises après coup, on agit en amont, en prévention.
Et c’est souvent là que tout change.
Créer son cadre : pas seule, pas au hasard
Créer un cadre qui soutient vraiment ton système nerveux, ce n’est pas appliquer une routine trouvée sur Instagram.
C’est :
comprendre ton fonctionnement
observer tes points de surcharge
ajuster ton hygiène de vie (rythmes, alimentation, repos, stress)
trouver des outils qui te correspondent réellement
C’est exactement ce que je fais dans mon accompagnement : aider les personnes hypersensibles à construire leur propre cadre, pas celui des autres.
En conclusion
Tu n’as pas besoin d’être moins sensible, tu n’as pas besoin de te corriger.
Tu as peut-être simplement besoin d’un cadre :
qui te sécurise
qui respecte ton rythme
qui soutient ton système nerveux
Et ça, ça s’apprend, doucement, à ton rythme.
Envie d’aller plus loin ?
Si tu sens que ton hypersensibilité te déborde, je peux t’aider à créer un cadre qui te ressemble et qui t’apaise vraiment.
N'hésite pas à venir m'en parler.
Prends soin de toi,
Marion



Commentaires