top of page

L'hypersensibilité, une construction traumatique

  • Photo du rédacteur: Marion Naturo
    Marion Naturo
  • 3 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dire cela peut être perturbant, je le sais.

Honnêtement, si j’étais tombée sur cette phrase au moment où j’ai découvert que j’étais hypersensible, ça m’aurait profondément dérangée.

À cette époque, j’étais en quête de réponses, d’identité, d’acceptation, certainement pas d’un nouveau chamboulement.


Avec le temps, j’ai trouvé mes propres outils, mes repères, mes façons d’apaiser ce que je vivais. J’ai appris à nommer, comprendre, accueillir. Cette quête m’a menée à un peu plus de paix intérieure — une paix fragile mais réelle, que je partage aujourd’hui dans un ebook que j’ai écrit pour accompagner celles qui se reconnaissent dans mes mots.


Puis un jour, je suis tombée sur une idée, qui est venue tout réorganisé dans ma tête.

Ce lien, de plus en plus étudié, entre hypersensibilité et trauma.

Et soudain, les choses ont pris un sens un peu plus profond, plus incarné.

Comme un pas supplémentaire vers la compréhension, et vers moi-même.



Né·e sensible, devenu·e hypersensible

Je sais que je suis née avec une grande sensibilité, et je crois que c’est le cas de toutes les personnes hypersensibles : un système perceptif plus ouvert, plus fin, plus riche.

Une manière d’absorber le monde comme d’autres respirent.


Mais je sais aussi, désormais, que j’ai grandi dans un environnement traumatique et chaotique.

Pas spectaculaire, pas visible, mais réel.

Peut-être que tu te demandes : c’est quoi, exactement, une enfance traumatique ou chaotique ?

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas toujours un évènement grave et isolé.

C’est souvent quelque chose de beaucoup plus subtil, répétitif, sous-jacent.


Ça peut ressembler à :

  • un parent instable émotionnellement

  • un climat imprévisible

  • devoir deviner les humeurs pour éviter un conflit

  • endosser trop tôt un rôle de « petit adulte »

  • manquer de sécurité affective

  • ne pas être validé·e dans ses émotions

  • ne pas savoir ce qui va exploser, ni quand

  • être trop seul·e avec ses ressentis


Ou un mélange de tout cela.



Quand la sensibilité devient un outil de survie

Dans ce type d’environnement, la sensibilité ne reste pas « je ressens beaucoup », elle devient : « je dois tout capter pour me protéger ».« Je dois anticiper pour survivre ».

La sensibilité se décuple, elle s’affûte, elle devient hypervigilance.

C’est là que la grande sensibilité naturelle se transforme en hypersensibilité.


Et ce que tu vis aujourd’hui vient probablement de là.

  • la relecture constante des situations

  • la rumination

  • l’anticipation excessive

  • la peur de déplaire

  • la scrutation du moindre signe de rejet

  • le corps toujours tendu

  • les inconforts digestifs

  • la fatigue chronique


Ton corps a appris à être en alerte, à rester vigilant, à analyser tout ce qui bouge.

Parce qu’un jour, cela t’a protégée.


Même si aujourd’hui ton environnement a changé, même si tu n’es plus une enfant, ton système nerveux, lui, s’est construit dans ce contexte. Il continue d’agir selon ce qu’il a appris.



À quoi sert de savoir tout ça ?

Peut-être que tu te demandes :Ok… mais à quoi ça me sert de comprendre ce lien ?

À énormément de choses.


Parce que cela signifie que pour être en paix avec ton hypersensibilité — de manière profonde, durable — c’est sur ton système nerveux qu'il faudra travailler.


Ta sensibilité, elle, n’est pas un problème, elle mérite d’être honorée, elle mérite d’être comprise, elle mérite d’être portée avec douceur, et non subie comme un poids.



Le premier pas : accueillir, apaiser, revenir à soi

Pour avancer sur ce chemin, il y a toujours un début.

Ce début, c’est l’accueil.


C’est par là que j’ai commencé.

Par comprendre, me rassurer, apprivoiser ce qui s’agitait en moi, par apaiser mon système nerveux, par créer un espace où je pouvais respirer de nouveau.


C’est exactement ce que je te partage dans mon support “Vivre en paix avec mon hypersensibilité” : un accompagnement doux, progressif, pensé pour t’aider à avancer, vraiment doucement, vers plus de clarté et de paix intérieure.


Celui qui te permettra, un jour, de retourner à la source, retourner à ton enfance, et défaire les liens qui t'empêche d'être vraiment toi-même.


Si tu veux commencer à explorer ce chemin, à ton rythme, je te laisse le découvrir, juste ici.



Avec douceur,

Marion


Commentaires


bottom of page